Le secret du vieil homme très pauvre: bénédiction ou malheur ?

Johann 27 juillet 2011 2


Dans l’article précédent, je partageais une vidéo sur comment influencer notre chance. Mais quand est-il réellement de l’impact d’évènement chanceux ou malchanceux dans nos vies ?
Peut-on réellement anticiper l’impact qu’aura un évènement positif ou négatif dans sa vie ?

Nous avons tous à un moment ou un autre subit un coup dur, une deception ou une grande difficulté qui au final nous a ouvert des portes inattendus…

Sur ce blog, je traite souvent de l’influence que nous pouvons avoir sur notre vie et les autres, je pense qu’il est important aussi de voir qu’elle peut être l’influence d’éléments externes sur lesquels nous n’avons aucun pouvoir.

Nous n’avons aucune influence sur certain éléments, mais nous avons le pouvoir d’influencer notre réaction face à ces évènements. Voici une histoire que j’apprécie tout particulièrement et qui illustre très bien cette imprévisibilité des facteurs extérieurs. Cette histoire nous rappelle que quelque soit ce que nous vivons à un moment donné, il est possible de le tourner à notre avantage (ou à notre désavantage) car nul ne sait si le meilleur deviendra le pire ou le pire deviendra le meilleur.

Il y avait dans un village un vieil homme très pauvre, que les rois eux-mêmes jalousaient car il possédait un magnifique cheval blanc. Ils lui proposaient des sommes fabuleuses pour ce cheval, mais l’homme refusait systématiquement :
– Ce cheval n’est pas un cheval pour moi », disait-il, c’est une personne, et comment pouvez-vous vendre une personne, un ami ? »
Il était pauvre, mais jamais il ne vendit son beau cheval.
Un matin, il s’aperçut que le cheval n’était plus dans son écurie.
Tous les villageois se rassemblèrent et s’exclamèrent :

– Pauvre fou de vieillard ! Nous savions qu’un jour ce cheval serait volé. Il aurait mieux valu le vendre. Quel malheur !
Le vieillard répondit :
-N’allez pas si loin. Dites simplement que le cheval n’est pas dans l’écurie. Ceci est un fait, tout le reste est un jugement. Je ne sais si c’est un malheur ou une bénédiction, car ce n’est qu’un fragment. Qui sait ce qui va suivre ? «
Les gens se moquèrent de lui. Ils avaient toujours pensé qu’il était un peu fou. Mais quinze jours après, une nuit, le cheval revint. Il n’avait pas été volé, il s’était simplement échappé. Il ramenait avec lui une douzaine de chevaux sauvages !
Les gens s’assemblèrent à nouveau :
– Vieil homme, tu avais raison, dirent-ils, ce n’était pas un malheur. En réalité, cela s’est avéré être une bénédiction.
Le vieillard répondit :
– De nouveau, vous allez trop loin. Dites simplement que le cheval est de retour. Qui sait si c’est une bénédiction ou non ? Ce n’est qu’un fragment. Vous lisez un seul mot dans une phrase – comment pouvez-vous juger du livre tout entier ?
Cette fois, ils ne purent ajouter grand-chose, mais en eux-mêmes ils savaient qu’il avait tort. Douze magnifiques chevaux étaient arrivés !…
Le vieil homme avait un fils unique qui commença à dresser les chevaux sauvages. Une semaine tout juste après, il tomba de cheval et se brisa les jambes.
A nouveau les gens se réunirent et, à nouveau, ils jugèrent :
– Tu avais encore raison, c’était un malheur ! dirent-ils. Ton fils unique a perdu l’usage de ses jambes, et il était le seul soutien de ta vieillesse. Maintenant, te voilà plus pauvre que jamais.
– Vous êtes obsédés par le jugement, répondit le vieil homme. N’allez pas si loin. Dites seulement que mon fils s’est brisé les jambes. Personne ne sait si c’est un malheur ou une bénédiction. La vie vient par fragments et vous ne pouvez tout connaître à l’avance.
Quelques semaines plus tard, il advint que le pays entra en guerre et tous les jeunes gens de la ville furent réquisitionnés de force par l’armée.
Seul le fils du vieil homme ne fut pas pris, car il était infirme. La ville entière se lamentait et pleurait : c’était une guerre perdue d’avance et tous savaient que la plupart des jeunes gens ne reviendraient jamais. Ils se rendirent auprès du vieil homme :
– Tu avais raison, reconnurent-ils, cet accident s’est avéré être une bénédiction pour toi. Il se peut que ton fils soit infirme, mais il est encore avec toi. Nos fils, eux, sont partis pour toujours.
Le vieil homme dit encore :
– Vous continuez à juger sans cesse. Personne ne sait ! Bornez-vous à dire que vos fils ont été contraints d’entrer à l’armée et que mon fils ne l’a pas été. Seul Dieu, le Tout Puissant, sait s’il s’agit d’une bénédiction ou d’un malheur.?

La morale de cette histoire ?

Peut-être que seule une vue globale permet d’appréhender les relations entre les évènements. Nous ne pouvons pas porter un jugement sur ce qui est bon ou mauvais pour nous, car nous ne pouvons en connaitre la portée.

Rater un entretien et louper un job qui du fait du temps libre vous permet de faire un voyage, un stage, une rencontre, une création que vous n’auriez peut-être pas pu faire…

Garder ce point de vue à l’esprit permet de relativiser lors des épreuves. La contrepartie est que, lors de moment de joie, on n’en profite pas pleinement, ayant en tête que cela est éphémère. La prochaine étape est très certainement de profiter du moment présent et, d’avoir du recul sur les périodes difficiles.

Influencez donc positivement les coups durs pour en faire des opportunités et profitez des bons moments car vous ne savez pas ce que l’avenir vous réserve….

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